Michel Carrouges et son mythe, les machines célibataires

Michel Carrouges, Les Machines Célibataires, 1954 (réédition Arcanes/Chêne en 1976)

Le terme vient de Marcel Duchamp pour désigner la partie inférieur du Grand Verre soit La mariée mise à nu par ses célibataires, même, celui-ci s’ étendra, grâce au travail de repérage de Michel Carrougues (blog), qui va de Kafka à Jules Vernes en passant par Roussel dans la littérature, théorisé, en philosophie par Deleuze et Guattari (les machines désirantes dans Mille Plateaux), et enfin, exposé comme forme d’ art par l’ entremise du commissaire d’ exposition Harald Szeeman en 1975 sous le titre Les machines célibataires, on y remarquera les machines littéraires réalisées par l’artiste Jacques Carelman, notamment la Machine de La Colonie Pénitentiaire de Kafka. Elles sont des machines impossibles, inutiles, incompréhensibles, délirantes, croit-on !

Comme les mathématiques, une machine célibataire est un système asocial séparé de la vie, marchant seule, avec…

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